AQ-Golden Voyages

Une Nuit en Ville


‘est ainsi donc, que Aarag al-Sahal et Resiya bin Rodib al-Duloth el’Bia’a partirent à la recherche du Grand Trésor. La carte donnée par le vieux Kerim les amena à chercher du côté de Bandar al-Sa’adat sur l’archipel de Nada al-Hazan.

Grâce à leur langues bien pendues, ils firent connaissance de Youssef, et arrivèrent à se faire embaucher sur son navire marchand, près à se rendre à Bandar al-Sa’adat une fois le Festival de la Perle terminé.

Leur première traversée fut calme et sereine, laissant à nos deux vagabonds le loisir de se faire bercer par la mer tout en rêvant aux fabuleuses aventures qui les attendaient.

Mais il se trouve que la Destinée est parfois taquine : à peine débarqué à Bandar al-Sa’adat, ville marchand de huit cents âmes dirigée par le Ra’is Mahmud Ben Aziz, les deux voyageurs n’eurent que le temps de se désaltérer au Café de Buri avant d’être accostés par une mystérieuse femme voilée à l’étrange regard…

Avec un accent étrange, elle s’adressa au fier Aarag al-Sahal :

“Firuz ? Enfin nous nous rencontrons. Alors, qu’elle est ta réponse ? Acceptes-tu mon offre ?”

Et c’est ainsi que commença une nuit de méprises en tout genre, où le pauvre Aarag al-Sahal fut sans cesse confondu avec ce dénommé Firuz, et qui à priori n’était pas quelqu’un de très apprécié…

Après avoir donc été contacté par l’étrange femme (nommée Alix) pour des affaires malhonnêtes, il fut tour à tour pourchassé par les maladroits soldats du Ra’is, pris pour cible par un couple de halflings tueurs saints, et défié sans cesse par un nain faris désireux de venger son honneur bafoué !

Pendant ce temps, le rusé Resiya bin Rodib en profita pour faire profil bas et tenter de doubler toute cette charmante compagnie en s’associant avec l’homme de main du vrai Firuz, le stupide Karbuka, et ainsi tenter de dérober au sein même du caravanserai Ben Ayub un légendaire trésor : le Dinar de Jisan la Généreuse.

Cette nuit de désordre et de quiproquos atteignit son paroxysme au marché de nuit lorsque Aarag al-Sahal fut finalement arrêté par la garde, et ce en même temps que le vrai Firuz. Et quand les deux hommes découvrirent leur visage, à la surprise (pas si) générale, il se trouva que les deux hommes se trouvaient être les parfaits sosies l’un de l’autre !

“Deux Firuz maintenant ?! Amenez-les devant notre Ra’is Mahmud Ben Aziz !”

D’abord amusé, le ventripotent Ra’is finit par être lassé de cette situation et trouva un intelligent moyen de résoudre cette énigme :

“Hmmm… Et bien… Tuez-les tous les deux…”

Mais avant que cette sentence soit mise à exécution, Resiya bin Rodib – dont la tentative de vol s’était couronnée par un échec – fut lui aussi amené par le marchand Ben Ayib devant le Ra’is pour être puni comme il se doit. Dans le foulée, les deux tueurs saints surgirent des ombres et attaquèrent une fois encore, suivi de l’arrivée tonitruante du nain faris, cimeterre à la main !

La panique fut plus que totale dans la riche et opulente demeure du dirigeant de Bandar al-Sa’adat. Face à des gardes empotés, des assassins fanatiques, un vengeur enragé, et un habile voleur, Aarag al-Saha relâcha la colère du désert et Resiya bin Rodib, subtilisant un cimeterre à un garde, se battit tel un lion !

Ce soir là, le bon droit triompha, car lorsque Firuz (le vrai) sauta sur le Ra’is pour en faire son otage, le deux héros incompris plongèrent sans hésitation pour le sauver !

Quand tout se calma, un des halfling était mort (le second s’enfuit) et identifié comme faisant partie de la confrérie de la Paume Dorée, le nain faris expliqua qu’il traquait Firuz depuis que celui-ci avait dérobé un trésor dans la mosquée qu’il protégeait il y a un an de ça, et Firuz était gravement blessé et maîtrisé. (L’étrangère Alix fut, parait-il, aperçue elle aussi, mais ne s’attarda pas…).

Le Ra’is Mahmud Ben Aziz remercia chaleureusement ses deux sauveurs, qu’il pardonna pour leurs méfaits et couvrit de cadeaux, dont deux en particulier leur permettraient de continuer leur Voyage Doré : une anecdote tout d’abord, qui leur indiqua leur prochaine destination dans l’archipel de Nada al-Hazan. Ensuite, enthousiasmé par leur courage et détermination, il leur offrit carrément un bateau, un magnifique sambuk nommé “Le Drizzt”.

Et après seulement quelques jours de repos et de préparation, les deux vagabonds reprirent la mer vers de nouvelles aventures…

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Pils

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